Un shampoing à l’ortie attire surtout les personnes aux racines qui regraissent vite. Sur un cuir chevelu gras, l’ortie piquante est une plante d’usage traditionnel. Ensuite, la formule et les gestes de lavage comptent autant que la plante. Enfin, certains signes invitent à changer de soin.
Que fait un shampoing à l’ortie sur les cheveux gras ?
Sur des cheveux gras, l’ortie piquante (Urtica dioica) est utilisée depuis longtemps pour ses propriétés purifiantes sur le cuir chevelu. Ses feuilles concentrent plusieurs actifs végétaux intéressants. Toutefois, son action a des limites qu’il vaut mieux connaître avant de choisir un shampoing à l’ortie.

Ce que l’ortie apporte au cuir chevelu
Ce que la plante apporte ici tient d’abord à sa composition. Les feuilles d’ortie contiennent des flavonoïdes : rutine, quercétine et kaempférol. Elles renferment aussi des acides phénoliques, dont l’acide chlorogénique.
Par ailleurs, l’ortie apporte des minéraux : calcium, potassium, magnésium, phosphore, fer, zinc et manganèse. Leurs teneurs varient toutefois selon la partie de la plante et ses conditions de culture. De plus, des études expérimentales rapportent des activités antioxydantes et anti-inflammatoires de ses extraits.
Les limites de son action purifiante
Dans un shampoing formulé, l’ortie ne lave pas seule. En effet, les agents lavants détachent le sébum et les résidus, puis l’eau les emporte au rinçage. Le format solide repose d’ailleurs sur ces mêmes agents, comme le détaille le guide des bienfaits du shampoing solide.
Or, l’efficacité de l’ortie pour réduire durablement le sébum n’est pas démontrée cliniquement. Les résultats de laboratoire ne prouvent pas cet effet après un shampoing rincé. Ainsi, la promesse « détox » décrit au mieux le retrait d’impuretés en surface. De même, la silice souvent citée n’a pas de teneur établie dans les extraits cosmétiques. Enfin, la monographie européenne révisée en 2025 porte sur l’usage médicinal de la plante, pas sur les shampoings.
Comment choisir son shampoing à l’ortie ?
Le choix commence par la place réelle de l’ortie, puis se poursuit par la lecture de la formule. Ensuite, le format compte aussi, car un shampoing ne s’utilise pas comme un cataplasme. Chaque critère s’évalue selon l’état de vos racines et de vos longueurs.

Les ingrédients qui accompagnent l’ortie
L’ortie travaille rarement seule dans une formule pour cheveux gras. Ainsi, son effet dépend des ingrédients qui l’entourent. Plusieurs familles d’actifs se retrouvent souvent à ses côtés.
- Base lavante douce : un tensioactif comme le SCI retire le sébum en surface, au moment du lavage.
- Poudres absorbantes : l’arrow-root capte une partie des corps gras sans alourdir les racines.
- Argiles : l’argile verte (illite), l’argile blanche (kaolin) ou le rhassoul, aussi appelé ghassoul, absorbent une partie du sébum.
- Huiles végétales : le jojoba, l’avocat ou le ricin protègent les longueurs du dessèchement.
- Huiles essentielles : elles parfument et complètent la formule, mais peuvent gêner les cuirs chevelus sensibles.
De ce fait, un shampoing à l’ortie se juge sur l’ensemble de sa formule. La seule présence de la plante sur l’étiquette ne suffit pas à guider le choix.
Lire la formule plutôt que la promesse
En application concrète, la liste INCI permet de repérer l’ortie sous son nom latin, Urtica dioica. Selon la DGCCRF, les ingrédients suivent généralement un ordre décroissant. Cependant, ceux présents à moins de 1 % peuvent changer d’ordre, comme l’explique la fiche sur l’étiquetage des produits cosmétiques.
Par ailleurs, un shampoing à l’ortie peut contenir un sulfate. Son effet dépend alors de la substance, de sa concentration et de l’ensemble de la formule. De même, le parfum ne sert pas au nettoyage et peut gêner un cuir chevelu réactif.
Enfin, l’origine naturelle de l’ortie ne rend pas toute la formule bio. Une telle revendication se vérifie donc sur la part d’ingrédients issus de l’agriculture biologique.
Shampoing à l’ortie ou shampoing à l’argile ?
Un shampoing à l’argile mise surtout sur l’absorption du sébum par la poudre minérale. À l’inverse, un shampooing solide à l’ortie associe la plante à une base lavante. Un shampoing à l’argile verte reste donc une alternative pour les racines très grasses.
Par ailleurs, une pâte d’ortie fraîche en cataplasme ne mousse pas et demande, comme un masque, un temps de pose. De l’argile verte peut y être ajoutée, dissoute à part dans l’eau tiède. De plus, les feuilles fraîches se manipulent avec des gants, à cause de leurs poils urticants.
Dans cet univers, la Savonnerie Art n’O propose le shampoing solide Ortie Bergamote pour les cheveux gras. Il contient 73,93 % d’ingrédients bio, dont de la poudre d’ortie, de l’huile d’avocat et de ricin. Sa formule associe aussi SCI, jojoba et arrow-root pour soutenir l’équilibre du cuir chevelu. Ce shampoing a été développé par Arnaud BOURDON, fondateur de la Savonnerie Art n’O.
Pour les cuirs chevelus sensibles, la fiche du shampoing solide camomille et jojoba mentionne de l’arrow-root, sans parfum ni huiles essentielles. Quant aux cheveux colorés, le shampoing solide à l’hibiscus leur est destiné. Ces deux formules ont aussi été développées par Arnaud BOURDON, fondateur de la Savonnerie Art n’O.
Comment utiliser un shampoing à l’ortie ?
Un shampoing à l’ortie s’accompagne de gestes adaptés. En effet, le rinçage et la fréquence comptent aussi, en plus de la formule. Ensuite, l’observation des premiers lavages permet d’ajuster votre routine.

Appliquer et rincer sans dessécher
D’abord, mouillez abondamment les cheveux et le cuir chevelu à l’eau tiède. Ensuite, le shampoing solide se fait mousser selon sa notice. Puis il se répartit surtout aux racines, avant un massage doux du bout des doigts.
Une fois appliqué, il faut rincer longuement les racines, la nuque et l’arrière des oreilles. Si les cheveux restent poisseux, le dosage et le rinçage sont à vérifier en premier. Enfin, un après-shampoing nourrit les longueurs sèches, loin des racines grasses.
Adapter la fréquence des lavages
Aucune fréquence universelle n’est validée pour les shampoings à l’ortie. Ainsi, le rythme se cale sur le regraissage, la tolérance et la notice du produit. Pour tester une nouvelle formule, remplacez d’abord un lavage habituel. De cette façon, vous évitez de multiplier les applications sur un cuir chevelu qui découvre le produit.
Par ailleurs, laver souvent n’abîme pas forcément les cheveux. Une étude de 2021 sur la fréquence des lavages a porté sur des populations asiatiques. Elle a associé des lavages plus fréquents à un meilleur état capillaire. Toutefois, elle n’a pas étudié l’ortie.
En complément, dès le premier lavage, observez la propreté des racines, la facilité du rinçage et le volume. Ensuite, la différence se joue sur la régularité des observations. Aux lavages suivants, le délai de regraissage et les éventuelles démangeaisons sont à surveiller. De même, le confort du cuir chevelu et l’état des pointes complètent ce bilan.
Quand un shampoing à l’ortie ne suffit-il pas ?
Un shampoing à l’ortie convient mal à certains cheveux ou à certains troubles. Dans ces cas, la sécheresse, l’irritation ou des pellicules tenaces peuvent demander un autre soin. Il faut donc savoir reconnaître ces signaux.
Sécheresse et irritation à surveiller
Dès que la peau réagit ou que les longueurs deviennent rêches, plusieurs causes sont possibles, sans tenir toujours à l’ortie elle-même.
- Contact avec la plante fraîche : ses poils urticants peuvent provoquer irritation, dermatite ou urticaire.
- Pouvoir absorbant : associée à l’ortie, l’argile peut accentuer la sécheresse des cheveux secs ou abîmés.
- Autres causes de rugosité : une base lavante trop détergente, les frottements ou des cheveux fragilisés jouent aussi.
- Signes de mauvaise tolérance : tiraillements, picotements, rougeurs ou démangeaisons après le lavage.
- Réaction plus forte : brûlure ou irritation persistante.
À noter : la réaction à l’ortie fraîche ne préjuge pas de la tolérance d’un extrait formulé. Cependant, en cas de brûlure ou d’irritation persistante, arrêtez le produit et rincez. Ensuite, si les symptômes continuent, il convient de demander conseil.
Pellicules et problèmes persistants
Les pellicules sèches, les pellicules grasses et la dermatite séborrhéique ne désignent pas toujours le même problème. Or, l’ortie ne constitue pas un traitement de référence démontré contre la dermatite séborrhéique. Par ailleurs, l’Assurance Maladie recommande un shampoing spécifique en cas de pellicules très nombreuses. De plus, des lésions douloureuses, suintantes ou persistantes justifient une consultation.
Foire aux questions
Quels sont les bienfaits d’un shampoing à l’ortie pour les cheveux ?
L’ortie est traditionnellement utilisée pour purifier les cheveux gras. Ses extraits montrent des activités antioxydantes et anti-inflammatoires en laboratoire. En revanche, son effet sur la production de sébum n’est pas démontré cliniquement.
L’ortie piquante pique-t-elle dans un shampoing ?
Ce sont les poils urticants des feuilles fraîches qui provoquent la brûlure au contact. Dans un shampoing, l’ortie entre sous forme transformée, comme une poudre ou un extrait. Un test préalable reste toutefois utile sur un cuir chevelu sensible.
Faut-il prévoir une période d’adaptation en passant à un shampoing solide ?
Oui, la Savonnerie Art n’O conseille deux à trois lavages d’adaptation après des produits conventionnels. Avant la première utilisation, retirez aussi le cordon du shampoing solide. Par ailleurs, un test préalable est recommandé aux cuirs chevelus sensibles, surtout avec des huiles essentielles.


