Lorsque les plaques rouges et les squames s’enflamment sur les coudes, le cuir chevelu ou le visage, le premier réflexe est de chercher une solution locale pour apaiser l’épiderme. Pourtant, la recherche médicale et la science du microbiome révèlent une réalité fascinante : la santé de notre peau est le reflet direct de notre équilibre intérieur. Le lien étroit entre psoriasis et problèmes intestinaux montre que ces deux désordres ne sont pas des affections isolées, mais les deux faces d’une même pièce inflammatoire. Ballonnements, digestion difficile, perméabilité intestinale ou maladie chronique de l’intestin (MICI) accompagnent très souvent les poussées de psoriasis. Ce guide dermo-cosmétique décrypte les mécanismes de l’axe intestin-peau et vous propose une stratégie globale pour éteindre le feu digestif et cutané. Apprenez ainsi à prendre soin de votre corps avec la rigueur et la générosité des soins d’artisan.
Psoriasis et intestin : comprendre le lien inflammatoire
Le psoriasis dépasse le cadre d’une simple maladie de peau. Il s’agit d’une affection immunitaire systémique, où des cytokines pro-inflammatoires accélèrent le renouvellement des kératinocytes, de trois semaines à trois à sept jours. Cette accélération produit des lésions squameuses visibles sur la peau.

Pourquoi le psoriasis touche aussi l’intestin
Le psoriasis et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin partagent une voie immunitaire centrale : la signalisation Th17 et l’axe IL-23. Ce lien explique l’efficacité commune de certains anticorps ciblant le TNF ou l’IL-12/23, et confirme la proximité de ces pathologies inflammatoires.
De plus, certaines personnes souffrant de psoriasis présentent des symptômes gastro-intestinaux parfois banalisés. Le rôle de l’intestin dans cette inflammation systémique est documenté, comme l’indiquent les liens entre psoriasis et maladies inflammatoires intestinales.
- Voie Th17 partagée : les lymphocytes Th17 activés libèrent des cytokines aggravant les plaques cutanées et la muqueuse intestinale.
- Gènes communs : des variants d’IL-23R, IL-12B, STAT3, JAK2 et TYK2 augmentent la susceptibilité au psoriasis et à certaines maladies digestives inflammatoires.
- Perméabilité intestinale : chez certains patients psoriasiques, une perméabilité accrue de l’intestin grêle a été observée sans inflammation visible à la gastroscopie.
- Immunité innée : le gène CARD15/NOD2 est associé au risque de maladie de Crohn et illustre la proximité génétique de ces pathologies.
Le microbiote intestinal dans le psoriasis
L’influence réciproque entre psoriasis et microbiome intestinal reste activement étudiée. Un déséquilibre du microbiote, appelé dysbiose, réduit notamment Faecalibacterium prausnitzii et Akkermansia muciniphila, deux bactéries participant à la protection de la barrière épithéliale.
Or, leur diminution fragilise l’intégrité intestinale et facilite le passage de fragments inflammatoires dans le sang. Chez les patients atteints de psoriasis, l’ADN bactérien sanguin est associé à des niveaux élevés d’IL-1β, d’IL-6 et de TNF.
Le microbiome intestinal agit alors sur la peau par la modulation du microbiote cutané, l’altération de la barrière et la régulation de la réponse immunitaire. De plus, les acides gras à chaîne courte issus de la fermentation intestinale exercent des effets anti-inflammatoires à distance.
L’alimentation à éviter pour le psoriasis peut aider à limiter la dysbiose grâce à des choix alimentaires ciblés.

Baume Dermopso : soin naturel eczéma et psoriasis pour la peau
LIVRAISON GRATUITE DÈS 40€
35,00 € – 78,00 €Plage de prix : 35,00 € à 78,00 € TTCChoix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit
Crohn, rectocolite et symptômes digestifs
La maladie de Crohn présente une prévalence rapportée de 11 % chez les personnes atteintes de psoriasis, contre 1,5 % dans la population témoin. La rectocolite hémorragique figure également parmi les maladies inflammatoires à médiation immunitaire associées au psoriasis.
La maladie cœliaque concerne environ 1 % de la population, avec une concordance d’environ 70 % chez les jumeaux monozygotes. Elle présente aussi un risque accru d’association avec le psoriasis, surtout lorsque des symptômes digestifs évocateurs persistent.
- Maladie de Crohn : incidence de 6 à 15 nouveaux cas pour 100 000 habitants par an; la voie IL-23 explique partiellement cette co-occurrence avec le psoriasis.
- Rectocolite hémorragique : incidence de 8 à 14 nouveaux cas pour 100 000 habitants par an; le tabac aggrave le psoriasis et la maladie de Crohn, mais protège paradoxalement cette pathologie.
- Symptômes gastro-intestinaux fréquents : une étude rapporte des douleurs abdominales ou des ballonnements chez 44 % des patients atteints de psoriasis, contre 13,3 % des témoins sains.
Lorsqu’une maladie inflammatoire de l’intestin est active, un traitement systémique se discute avec un gastro-entérologue.
Consultez également les causes du psoriasis et les facteurs déclenchants liés à l’axe intestin-peau.
| Maladie digestive associée | Prévalence / Incidence | Lien immunitaire principal |
| Maladie de Crohn | 11 % chez les malades vs 1,5 % témoins | Voie IL-23 / CARD15-NOD2 |
| Rectocolite hémorragique | 8 à 14 cas / 100 000 hab. / an | Voie Th17 / anti-TNF communs |
| Maladie cœliaque | ~1 % population générale | Immunité innée / gliadine / HLA |
Quand consulter pour des troubles digestifs
Chez une personne souffrant de psoriasis, certains signes ne doivent pas être attribués à un inconfort passager. Des troubles touchant l’estomac ou l’intestin peuvent révéler une maladie inflammatoire sous-jacente.
La différence se joue sur la régularité du suivi : un bilan précoce limite les diagnostics tardifs et oriente les choix thérapeutiques, sur les plans cutané et digestif.
- Douleurs abdominales persistantes : des douleurs récurrentes ou intenses, surtout avec des plaques cutanées en poussée, nécessitent un avis médical.
- Diarrhée nouvelle ou aggravée : toute modification récente du transit, particulièrement avec du sang dans les selles, impose une consultation rapide.
- Ballonnements marqués et brûlures intestinales : ces manifestations peuvent signaler une inflammation intestinale de bas grade.
- Amaigrissement inexpliqué ou fatigue inhabituelle : associés à des troubles digestifs, ces signes évoquent une inflammation chronique nécessitant un bilan gastro-entérologique.
Enfin, la savonnerie Artno rappelle que l’alimentation influence l’équilibre du microbiome et peut moduler l’intensité des poussées. Réduire les sucres raffinés, l’alcool et les produits ultra-transformés, puis intégrer l’ail, le poireau ou la banane, soutient la barrière intestinale.
Foire aux questions
Quel est le lien entre le psoriasis et l’intestin ?
Le psoriasis et certains troubles de l’intestin partagent des mécanismes immunitaires, notamment les voies Th17 et IL-23.
Des variants génétiques communs, notamment ceux d’IL-23R ou de CARD15/NOD2, augmentent la susceptibilité à ces maladies. Par ailleurs, une perméabilité accrue de l’intestin grêle a été observée chez certains patients psoriasiques. Cette perméabilité pourrait amplifier la réponse inflammatoire cutanée en laissant passer des fragments bactériens dans la circulation.
Le psoriasis est-il associé à la maladie de Crohn ?
Oui, cette association est documentée. Selon une étude de 1982, la prévalence de la maladie de Crohn atteint 11 % chez les personnes psoriasiques. Elle n’est que de 1,5 % dans la population témoin.
Les deux maladies partagent des gènes de susceptibilité et des voies immunitaires communes. Cela contribue à expliquer l’efficacité d’anticorps ciblant le TNF ou l’axe IL-12/23 dans ces deux pathologies. Toutefois, si un traitement systémique est envisagé en présence d’une maladie de Crohn active, la décision revient au dermatologue et au gastro-entérologue.
Quels symptômes digestifs surveiller quand on a du psoriasis ?
Les symptômes gastro-intestinaux les plus signalés par les patients psoriasiques sont les douleurs abdominales et les ballonnements. Une étude rapporte ces troubles chez 44 % des personnes concernées, contre 13,3 % des témoins sains.
Par ailleurs, une diarrhée nouvelle ou aggravée, du sang dans les selles, des brûlures intestinales, un amaigrissement inexpliqué ou une fatigue inhabituelle justifient une consultation rapide. Ces signes peuvent évoquer une inflammation intestinale de bas grade ou une maladie inflammatoire chronique nécessitant un bilan spécialisé.
Prendre des probiotiques peut-il aider à réduire le psoriasis ?
Oui. Plusieurs études cliniques montrent que la prise de souches probiotiques ciblées (comme Lactobacillus et Bifidobacterium) aide à réensemencer le microbiote intestinal, renforce la barrière digestive et contribue à faire baisser les marqueurs de l’inflammation cutanée.
Pourquoi le stress aggrave-t-il à la fois l’intestin et le psoriasis ?
Le stress libère du cortisol et des neuropeptides qui altèrent directement les jonctions serrées de l’intestin et stimulent les récepteurs nerveux de la peau. C’est le même mécanisme d’action croisé observés dans l’acné de stress ou les poussées d’eczéma répertoriées dans nos conseils pour une routine naturelle pour peau atopique sans chimie.
Les bains de mer ou de sel peuvent-ils compléter une démarche digestive ?
Absolument. L’eau salée et les minéraux agissent par osmose sur la peau pour désinfiltrer les plaques et détendre le système nerveux, comme le confirment les rituels de soin à la Mer Morte et le psoriasis plébiscités par les patients sur les forums de témoignages contre le psoriasis.
Références et sources scientifiques
- L’axe intestin-peau dans le psoriasis et les maladies inflammatoires chroniques : Frontiers in Microbiology
- Rôle de la perméabilité intestinale et des endotoxines dans les dermatoses : Journal of Investigative Dermatology
- Évaluation du microbiote intestinal chez les patients atteints de psoriasis : British Journal of Dermatology



